LA MENACE DE DISPARITION D’UNE ZONE HUMIDE « DAYET TIOUR »
Le terme de Daya évoque une dépression plus au moins
arrondi située dans une zone topographiquement plane dans les paysages des
hauts plateaux.
C’est le Dayet tiour qui correspond à une dépression
topographique au sud d’Erg Boudib à mi distance entre Taghit et Abadla au
centre des grands épandages amont de la confluence de Guir-Zousfana.
C’est une
zone d’accumulation des eaux de surfaces drainées par un réseau hydraulique
fossile Nord-Sud très peu ramifié.
Elle constitue ainsi une zone humide dont
l’importance internationale renvoie à son utilisation par des milliers
d’oiseaux dont les espèces migratoires d’Europe occidentale vers l’Afrique.
Utilisée par l’hivernage, le transit et la reproduction sa fonction de plan
d’eau temporaire est nécessaire à maintenir pour la survie de plusieurs espèces
et le maintient du cycle et de couloir
naturels de migration. Situé dans une zone à climat aride, son alimentation
naturelle se fait essentiellement par les crues des oueds : Guir par son
bras nord ; Bechar ; Gharassa ; Manou arar et khrouaa. L’aridité
du climat se traduit par les pluies rares(ne dépassant pas les 80 mm/an) dont
les caractères brusque se traduits par de violentes crues.
Ces crues sont la
principale source aimantant Dayet Tiour. Naturellement déjà, leur montée très
rapide et la nature lithologique des versants en amont constituent une source
de perturbation du milieu par érosion et
transport solide vers la parties avales. Par ailleurs, les vents, par leurs
fréquences (40 à 50 jours par an) et leur vitesse sont responsables d’un
transport éolien important. Il finit par constituer des plaques de sables sur
les surfaces topographiques en travers de leur direction.
L’eau est le principal élément de vie fondant la
viabilité de Dayat Tiour.L’appréhension de cette question renvoie à l’examen de
son contexte géomorphologique, au diagnostic de l’état des lits d’oueds qui
l’alimentent, à la gestion des infrastructures hydrauliques, à l’usage de l’eau
à l’échelle de la région ainsi qu’aux
activités agro-pastorales en concomitance avec la vacation naturelle de la
région..Il en ressort que le dégradation du milieu est critique et la menace de
disparition de Dayet Tiour en tant que zone humide est très forte.
Au Sud d’Abadla, l’Oued Guir en raison de
l’ensablement a vu un de ses bras
entièrement mort, il s’en est suivi un
détournement du cours qui alimentait durant les fortes crues da dayet tiour.
Une opération de désensablement et de
rétablissement du lit initial est nécessaire. Cette opération devra veiller à
régulariser la pente de l’Oued dans le sens souhaité. Ces deux opérations
d’ingénierie ; une fois réalisées devraient se faire suivre de lâchées
d’eau du barrage lors des crues importantes. De cette façon les débits
importants favorisaient les nettoyages des lits et imprégneraient à l’écoulement le sens souhaité.

