L'OUED GUIR
L’Oued Guir prend sa source au massif élevé qui donne également naissance au Haut Atlas « Maroc » et s’étale sur une longueur plus de 600 Km. Il reçoit à droite au sud de la plaine son influent l’Oued Bechar dont la cours semble moins long qui ne dépasse pas les 200 Km.
Par contre la vie des habitants sédentaires se groupe sur le long des cours d’eau.Les deux le plus important d’écoulements sont l’Oued Guir et l’Oued Zousfana dont le confluent à Igli.
A ce point là, ils forment « l’oued Saoura »et se dirigent vers les Ksour de Béni Abbés, Kerzaz, Ouled Khedir et se finalisent auprès des Ksour situant à l’ouest de la Wilaya d’Adrar.
L’histoire récente de cette région est fortement marquée par sa richesse culturelle, mystique et patrimoniale .Cette richesse est unique et pourtant encore méconnue, elle n’a pas pu se développer et se hisser au niveau des hommes et femmes de culture et d’histoires qui vivent dans cette espace.
La sédentarisation forcée sous la férule de l’administration coloniale, basé à Bechar représente une rupture totale avec la tradition sur un terroir cultivé selon des méthodes séculaires par une population agropastorale. Cette rupture a été imposée autant par les conditions climatiques que par les conditions historiques et socio économiques.
Le climat de type désertique qui prévaut, le développement de la production végétale reste limité et l'élevage de type transhumant des petits ruminants est la seule activité possible, susceptible de valoriser le milieu désertique.
La plaine d’Abadla est couverte d’une végétation verte très dense (tamarix articula) qui joue un rôle important dans la lutte contre l’érosion du sol et la réduction de l’aridité de la zone ; l’arbre est une source de bois de feu, elle offre du fourrage et un abri aux animaux sauvages aussi bien que domestiques.
Cependant, ces avantages sont estompés par ses impacts négatifs. En effet, l'espèce évince la flore indigène réduisant par là même, la biodiversité et la diversité des produits disponibles pour les communautés rurales. Ses fourrés denses et impénétrables empêchent aussi la mise en culture des terres envahies.
Par contre elle possède aussi des terres excellentes qui, lorsqu’elles ont pu être arrosées par une crue de la rivière ou suffisamment humidifiés par des pluies exceptionnelles, sont couvertes d’une végétation spontanée, fine, nourrissante et recherchée par les animaux.
Ces herbes poussent en quelques jours,à conditions qu’il ne fasse pas froid,elles restent vertes pendant une année environ.Puis ce que les animaux n’ont pas consommées , sèchent sur pied et constituent ce qu’on appelle en arabe « el heichar »c’est encore une très bon nourriture.
L’encombrement des arbres de tamarix croissent et forment des ceintures vertes sur les deux rives de l’Oued Guir qui se dérivent dans toutes les directions.Les clairières ont laissées libres dans les intervalles ou ils sont introduits d’autres végétations de toute nature.Cependant au milieu de la plaine s’élève des lignes de hautes dunes de sable et vie d’autres animaux herbivores et carnivores.
L’agriculture et l’élevage camelin occupe la première place dans la région.L’agriculture est pratiquée dans un logique de soutien à l’élevage et de complémentarité.IL y est parfois intégré un petit élevage de bovins, ovins, caprins et de volaille.
La production animale constitue aussi un secteur important dans la wilaya de Bechar.Il se caractérise par une dominance des ovins, caprins, bovins et camelins.L’élevage joue un rôle important dans l’économie de la wilaya.Plus de 10 % de la population le pratiquement comme activité principale et au moins 15% comme activité secondaire.Près de 80% du cheptel sont transhumants (avec tendance à une plus grande sédentarité) et propriété d’éleveurs traditionnels.
Les centres d’élevages se situent dans les Oueds Guir Zousfana, hamada du Guir et au Nord des communes de daira de Lahmar.Suite à l’aridité accentuée chez eux, un nombre croissant d’éleveurs d’ovins et caprins prolongent leurs séjour au Sud Est de la plaine d’Abadla et à l’Oued Zousfana.Le secteur de lait est un peu développé.
Du fait de la sous-alimentation du cheptel en saison sèche,les éleveurs n’arrivent pas à satisfaire la forte demande du lait.L’élevage fournit du fumier et de l’énergie de traction indispensables à la modernisation de l’agriculture ainsi que des cuirs et des peaux pour l’artisanat,produit encore peu valorisés par les secteurs concernés.
Le programme de Mr le président de la République accorde une place privilégiée pour le développement du sud.L'élevage est la seule source d'alimentation de la population rurale. La viande des petits ruminants représente 70% de la consommation totale des divers produits d'origine animale.Le PPDRI a réservé une place importante aux projets relatifs au développement de la production animale.
Ces projets de développement serviront de cadre des recherches portant sur les différents paramètres zootechniques afin de mieux identifier le potentiel de la collection génétique des races locales des petits ruminants.
Les fonctions écologiques de l’Oued Guir sont nombreuses dont l’absorption des inondations de la rivière, un milieu très important pour la migration de nombreuses espèces d’animaux devenus rares ou menacés en Algérie et un lieu de repos, de nidification ou d’hivernage pour de nombreuses espèces d’oiseaux d’intérêt mondial.
Il est caractérisé par une grande diversité d’habitats, l’oued le plus important du sud ouest de l’Algérie qui reçoit plusieurs confluents, change son lit de manière fort capricieuse et possède un foret alluvial de tamarix et d’autres végétations vertes.
A l’entrée du défilé tortueux les eaux superficielles sont mobilisées par le barrage de Djorf Torba qui possède ainsi une retenue de 360 millions de m3.
La plupart des ses affluents sort à partir des massifs de Chebkat Manounat et du Krab el Hamada tel que (Manounat, Sfaya, Zguilma, Gleib Chiheb etc…) et coule dans l’Oued Guir.
A 15 Km environ du Sud du barrage Djorf Torba, la vallée se resserre de nouveau et traverse le défilé du « Kheneg Guir » .C’est en sortant de cette gorge, l’oued débouche sur une vallée et amène des eaux droit jusqu’au Abadla,le lit mineur de l’Oued Guir est bien marqué avec des affluents en nombre limité.
A l’aval d’Abadla, le Guir se divise en un très grand nombre de bras d’importance variable,la plupart non pérennes,formant une sorte de delta interieur.La pente générale y est très faible,les transports solides sont considérables,faisant disparaître le lit mineur à chaque saison des crues pendant laquelle le Guir change de lit de manière fort capricieuse dans une plaine qui s’étale sur 30 Km dans sa partie le plus large.
Les inondations constituent un phénomène cyclique qui se produisent dans certaines zones de la plaine selon l’importance de la pluviométrie, Cependant les grosses crues exceptionnelles connues dans la région tel que du 18 Novembre 1967 ont entraînées plusieurs modifications dans la plaine d’Abadla.Le lit mineur de l’Oued Guir a pris une fuite considérable en cours d’eau vers le Sud Ouest ou il a tracé son écoulement en emportant plusieurs cultures et îlots de sable.
L’Oued a changé son parcours de nouveau car il a creusé son lit mineur variant (entre 03 à 10 mètres) de profondeur en écartant son embouchure dans les deux cotés de rives qui s’est étalé entre 150 à 500 mètres de large et se forme des fondrière.
L’ancien lit mineur de l’Oued qui se trouve au bord de la ville d’Abadla, est actuellement obstrué par des bancs de sable, envahi par des broussailles de tamarix.Ses rives sont débarrassées par l’ensablement qui l’encombre, le sol est fermé.
Ce changement d’itinéraire de l’oued a présenté un handicap d’ou les cultures traditionnelles pratiquées par épandage au Sud de la partie inférieure de la plaine sont devenues impossibles et les airs de pâturage sont diminués.
Par contre il a provoquée des pertes considérables dans la diminution des troupeaux tel que (camelin, ovins, caprin, équins ....etc) et sur la modification du climat local et la désertification de la nature.
A la sortie du barrage de reprise l’Oued Guir, une forte proportion des volumes d'eau peut s'écouler sous forme de crues, qui peuvent généralement être entièrement contenues dans des réservoirs, lorsqu'ils existent. Cette partie des écoulements échappe alors à toute submersion et épandage des lits majeurs situant sur les rives des zones qui se trouvent au sud de la plaine d’Abadla.
Pour récupérer ce potentiel hydraulique inexploité, une étude récente sera envisagé au profit de ce milieu naturel afin d’adapter les mesures de protection du réseau de drainage et la réalisation des retenues collinaires ainsi que des digues dans la partie inférieur de l’oued pour assurer les berges.
La mise en place des ouvrages des retenues collinaires et de dérivation des eaux de crues dans la plaine d’Abadla permettra un épandage efficace au lit majeur de l’Oued et répondra aux critères économiques et écologiques de préservation et de gestion des ressources offertes par le milieu naturel et aussi aux exigences des populations rurales.Elle constituera la réhabilitation des aires dégradées et des stockages d'eau de pluie qui permettra l'arrosage des cultures sans obérer les réserves naturelles.
Par contre elle encouragera donc la création d’autres emplois dans l’agro-pastolarisme dans des zones arides, en respectant notamment la gestion des eaux, qui sera adapté à des conditions géologiques, géomorphologiques, des besoins et du volume d'eau utilisé, du dimensionnement de l’installation, etc.
Les poètes et les traditions très souvent remarquables offrent tout au long de l’année un large spectre d’expositions et de documentations, non seulement sur le riche passé de la population en tant que région culturelle mais aussi sur la désertification qui est bien climatique (sècheresse) que humaines (utilisation non rationnelle) des espaces et ressources naturels.
La soirée est aussi une occasion de partager la passion de cette danse fascinante tout en offrant une collection impressionnante d’oeuvre dans ce domaine c’est le folklore de « hobby » qui est parfaitement connu dans la region.Sa pureté se révèle dans la cérémonie de mariage.Une cérémonie haute en couleurs, symbole de l’unité des tribus arabes nomades situent entre les rives de l’Oued Guir.
http://picasaweb.google.com/odej27/JumelageMostaganemBechar/photo#5183250564548904674
Les ouvrages de chaque poète étaient aussi immenses qu’ils étaient nombreux.Ils décrivent selon des schémas assez classiques sur les changements graduels au milieu rural qui semblent disparaître au profit de l'apport de nouvelles approches.
Ils tentent de mettre en évidence la nature de ces transformations et la manière dont elles affectent l’organisation pastorale et la vie des populations rurales ainsi que celle des zones arides.
Chaque auteur avait sa propre manière d’extérioriser ce qui préoccupait son esprit ; une rancœur accumulée qui le poussait à dénoncer et à fustiger ceux qui l’ont humilié, ou une gratitude à présenter.
Mr DAOUDI Abderezak est connu dans la région de la Saoura par ses poèmes intutilés « Guir, el oued el khali, Sultane el widane » et biens d’autres seront gardés pour toujours dans la mémoire des fans.Ses différents modes d’expressions des poésies ont fortement marqué sa présence de tous temps,il célèbre la plaine d’Abadla non pas dans sa sécheresse mais dans sa richesse.
Au Sud de la vallée de Guir les Ksour d’Oued Saoura et les dunes de l’Erg Occidental constituent une destination magique, pleine de magnétisme et de mystère.Face à vous le désert, telle que l’image d’Epinal, avec dunes oasis, palmiers et des chameaux qui représentent un paysage le plus marquant de part et d’autre de l’oued Saoura,
Il coule entre le grand Erg occidental et l’escarpement rougeâtre de la Hamada de Guir oasis qui se localisent entre la vallée de Guir et Adrar.Celles qui sont les plus réputées sont d’Igli, de Béni Abbés et de Timimoun.
La daira de béni abbés est connue par la célébration du mawlid ennabaoui « naissance du prophètes Mohamed », une tradition devenue avec le temps un rendez vous à ne pas le rater pour les habitant de la région ou se rencontre plusieurs jeunes qui sont vêtu des gandoura blanche, formant groupes folkloriques locaux d’el baroud.Ils se succèdent sur la place de la ville pour commencer l’étendue de leur art ancetral.
Ses ksour s’étalant sur une distance plus de 300 Km du Nord au Sud.Ils présentent un paysage le plus marquant de part et d’autre de l’oued Saoura, ici se juxtaposent les escarpements rougeâtres de la Hamada du Guir à l’Ouest et les dunes du grand erg occidental à l’Est.
Par contre les puits à balanciers ne cessent pour arroser les jardins verdoyants par l’ancien système de foggaras,riche de technique et de sagesse ancetrales.L’oued Saoura dispose d’une palmiers qui abritent d’une centaine de milliers de pieds et qui fait la réputation de la région.
http://www.pbase.com/cyrilp/elouata
Cependant l'aménagement hydraulique peut garantir le développement durable des populations rurales que s'il tient compte de tout un système dans lequel s'imbriquent les facteurs physiques, socio-économiques et politiques.
Les préoccupations des responsables locaux et les sociétés civiles souhaitent que cet Oued soit un réel impact sur l'environnement qui permet une intégration à l'économie nationale par le renforcement ou la création d'activités économiques rentables et ils sont conscients de l’importance du développement durable.
Le climat est très difficile et nécessite à la fois un potentiel considérable que seul l’état peut assurer.Ces investissements portent souvent sur des grands de grands travaux d’irrigation et des ouvrages coûteux de protection contre les inondations et la désertification de la nature.
http://guir.dzblog.com/article-241830-6.html |






